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samedi 12 octobre 2019

Sa vie dans les yeux d’une poupée

Deux écorchés vifs. Deux rêves de seconde chance. Un regard pour renaître…
Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir.
Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopathe qu’il traque. Et s’il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée…
Sa vie dans les yeux d’une poupée
Ingrid Desjours 2013

Ingrid Desjours est une autrice que je ne connaissais jusqu’alors que sous son pseudo et sa trilogie Kaleb, que j’avais dévorée. Le style, l’univers, les personnages… tout m’avait enchantée, et il me fallait donc découvrir les titres plus adultes, plus noirs, de cette autrice que j’étais sûre d’aimer.

J’avoue que l’écart est grand. Je savais que ce serait plus noir, mais à ce point ? Je ne le pensais pas. Entre le viol, le sexe, le meurtre, la torture et la mutilation, j’ai eu mon lot d’horreurs pour ce titre. Mais, même si certaines parties m’ont vraiment fait faire la grimace, je n’ai pas été choquée outre-mesure, et ma lecture a pu continuer tout à fait normalement, car l’ensemble était trop prenant.

L’homme cassé et la poupée m’ont subjuguée. Cette dernière est aussi belle à l’extérieur qu’elle est monstrueuse à l’intérieur. En plus, elle n’est même pas capable d’assumer ses actes et utilise des subterfuges pour ne même pas réaliser ce qu’elle commet. Barbara est déchirée, n’aspire qu’à une belle vie et fait tout pour l’obtenir. Le problème, c’est que ses choix sont mauvais. Lui est torturé, démonté et, alors que son extérieur est détruit, il est magnifique à l’intérieur. Tellement qu’il a l’espoir de pouvoir l’aider et nous fait même espérer à notre tour.

Le roman est extrêmement bien construit. Il est prenant dès les premières pages, et le style fluide et agréable nous permet de nous plonger dans cette histoire aussi incroyable que terrifiante. En plus, l’autrice a réussi le tour impressionnant de nous endormir, de sorte qu’on n’arrive pas à réaliser ce que l’on a sous les yeux jusqu’à cette scène vers la fin, qui nous ouvre les yeux et nous fait réaliser l’ampleur de l’horreur de la situation.

En bref, ce texte est un bijou. Je ne mâche pas mes mots, car je trouve l’ensemble très bien mené. Ce que j’ai obtenu dans ce roman, c’est finalement ce que j’attends d’un bon thriller : de la peur, des frissons, de l’incompréhension, de l’espoir et une claque gigantesque qui remet en cause tout ce que j’ai lu avant. Une autrice que j’ai hâte de redécouvrir très bientôt.

mardi 18 octobre 2016

La prunelle de ses yeux

Gabriel a tout perdu en une nuit. Son fils de dix-sept ans, sauvagement assassiné. Ses yeux. Sa vie… Les années ont passé, et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue. Encore moins à faire la lumière sur la mort de son enfant. Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier, c’est une évidence : il fera justice lui-même. Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage, Gabriel a besoin de trouver un guide. Il recrute alors Maya, une jeune femme solitaire et mélancolique, sans lui avouer ses véritables intentions…
La prunelle de ses yeux
Ingrid Desjours 2016

Une petite note sur ce nouveau texte d’Ingrid Desjours, qui m’a soufflée.

C’est la seconde histoire d’Ingrid Desjours que je lis sous ce nom – l’autre étant l’excellent Sa vie dans les yeux d’une poupée. Je passerais sur la saga Kaleb qui était tout aussi prenante et géniale, mais plus jeunesse… du moins sur les deux premiers tomes ! Encore une fois, l’autrice m’a surprise. Encore une fois, j’ai dévoré son roman.

Il m’en faut peu pour être conquise : une bonne intrigue bien ficelée, un texte fluide, des personnages intéressants, des péripéties à toutes les pages, du mystère en veux-tu en voilà. OK, il ne m’en faut pas peu. Je suis peut-être un peu exigeante (encore que j’en connais des pires que moi…), mais à chaque fois que j’ai lu un titre de cette autrice, j’ai tout eu, donc…

Cette fois, nous avons droit à une double histoire. L’une se déroule dans le passé et nous relate le contexte d’un drame ayant conditionné les événements se passant aujourd’hui. Les liens entre les personnages arrivent rapidement, mais l’on ne sait pas tout tout de suite – même si c’est ce que j’ai cru très vite. Des surprises nous sont révélées régulièrement lors de la lecture, et une en particulier m’a laissée bouche bée.

Je pensais que tout était clair comme de l’eau de roche, tout filait à une vitesse hallucinante, et la révélation m’a coupée dans mon élan. J’ai été tellement surprise, que j’ai même ralenti ma lecture, car ce n’était pas du tout ce que j’imaginais. Rassurez-vous, c’est revenu ensuite, je n’allais pas attendre trop longtemps non plus pour quitter le passé et découvrir la finalité du présent… car ce roman était trop addictif ! En bref, une nouvelle lecture d’Ingrid Desjours qui m’a beaucoup plu. Décidément, je devrais la lire plus souvent !

dimanche 26 octobre 2014

Tout est bien qui finit mal

La prophétie du volcan prédit l’avènement d’une nouvelle ère, initiée par l’Élu… Or qui, de Kaleb, Abigail, le colonel Bergsson ou encore Mary-Ann bouleversera à jamais le destin des enfants du volcan ? Et si la mort est la clef, tous ne sont-ils pas des morts en sursis ? Seul le Livre du volcan peut apporter des réponses à Kaleb et lui permettre de survivre au volcan qu’il a r éveillé. Mais le tenir entre ses mains peut se révéler plus destructeur que tout…
Tout est bien qui finit mal
Myra Eljundir 2013

Je suis soufflée, hallucinée. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que je ressens, là, tout de suite, alors que je viens de terminer ce livre. Pourtant, en le commençant, j’ai un peu déchanté. Rembobinons.

Trois jours plus tôt. Ravie de lire enfin le dernier tome de Kaleb, dont les deux premiers tomes étaient tellement magiques et noirs, horrifiants et superbes que je ne pouvais attendre de finir enfin cette trilogie. Alors, j’ai attrapé mon livre et, hop, le sourire aux lèvres, ai commencé à lire.

Mais ce n’était pas l’histoire de Kaleb. C’était le Livre du Volcan, c’était l’histoire des aïeuls de Kaleb, et cela prenait de la place. Beaucoup de place. Tellement de place que Kaleb en devenait un personnage secondaire. Alors, oui, j’ai été agacée… au début. Puis je me suis penchée sur cette histoire. Sur ces histoires qui finalement m’ont captivée, sur cette mythologie hallucinante qui m’a amenée à comprendre. Tout comprendre.

J’ai été émue aux larmes, j’ai ressenti la souffrance des clairvoyantes, j’ai ressenti l’horreur que les enfants du volcan avaient été contraints de vivre, génération après génération, et j’ai été effarée de voir Kaleb découvrir tout cela, et réaliser quel était son rôle, quel était son destin. Et j’en ai même oublié qu’il ne s’agissait que d’une histoire… Oui, à ce point !

Ce roman est sublime. Certainement le plus achevé et le plus réussi des trois. Myra Eljundir nous amène exactement où elle le souhaite, et donne même de sa personne dans ce roman, afin de nous rapprocher plus encore de Kaleb, et nous faire vivre cette histoire auprès de lui, au milieu des enfants du volcan, prêts à tout pour suivre Kaleb dans sa quête.

Je suis tellement triste que cela s’arrête là. Je n’ai pas lu une histoire de cette trempe depuis longtemps. Et je pense que beaucoup de sagas vont me sembler fades après ça…

vendredi 24 octobre 2014

Le mâle dans la peau

Magnétique et sensuelle, Abigail est l’arme la plus redoutable du réseau SENTINEL. La jeune succube se nourrit de votre énergie vitale et vous consume dans l’extase. Inutile de lutter : l’attraction qu’elle suscite est irrésistible. Même si faire l’amour avec elle, c’est s’unir à la mort.
Kaleb Helgusson est plus dangereux encore, car il porte désormais l’empreinte du Mal. Quand leurs routes se croisent, Abigail a beau le repousser, l’empathe l’attire comme un aimant. Au terme d’un affrontement passionnel sans merci, ils découvriront avec effroi ce que la combinaison de leurs dons peut accomplir. Mais seront-ils capables de maîtriser leurs désirs les plus sombres ?
Le mâle dans la peau
Myra Eljundir 2013

Cette saga est très certainement une des plus incroyables que j’aie lue ! Le premier tome était hallucinant, car il m’avait fait rentrer dans la tête d’un vrai psychopathe. Tout m’avait plu. La noirceur de Kaleb, les complots terrifiants qui se cachent derrière la traque aux EDV, le mystère autour des origines de Kaleb. Je pensais que, dans le tome 2, nous serions dans une continuité pure et simple.

Eh bien, oui, nous sommes dans la continuité. Mais rien n’est pur, et rien n’est simple. Car Kaleb se révèle encore plus noir et cruel que jamais, et son duo avec Abigail est d’une telle violence que j’ai été scotchée dans l’histoire. Même l’atmosphère du livre est différente : plus sanglante, plus violente que jamais. Les détails sont de plus en plus crus, et j’ai même ressenti certains moments de légers malaises devant les descriptions que Myra Eljundir en faisait. Non, je ne dis pas que ce livre ne peut pas être lu par les âmes sensibles… Les détails sont plus marqués que dans le tome 1, mais c’est surtout l’ambiance qui a changé. Et ce n’était pas pour me déplaire.

On ressent comme une gradation. Le premier tome nous mettait en bouche. Là, on y est. Kaleb est mauvais, très mauvais. Mais pire que cela, il est manipulé, et cela pourrait bien le mener à sa perte. Car voyez-vous, il est de ces « méchants » dont on espère toujours qu’ils redeviendront gentils. Quand il fait du mal, on lui trouve mille et une excuses pour justifier ses actes. On se persuade qu’il ne fait pas vraiment ça, que c’est une erreur, que ce n’est pas sa faute. On frissonne pour lui et on espère qu’il gagne !

Ce genre de livres a le don de me retourner le cerveau ! Il est quand même inconcevable de donner du crédit à de tels actes et, pourtant, en lisant ce livre, on apprécie ce qu’il s’y passe et on se surprend à en demander plus ! Heureusement que ce n’est qu’un livre, car sinon je finirais par m’inquiéter pour ma propre santé mentale ! Sacré Kaleb, que vas-tu encore nous inventer dans le prochain et dernier tome ?

mercredi 22 octobre 2014

C’est si bon d’être mauvais

À dix-neuf ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?
C’est si bon d’être mauvais
Myra Eljundir 2012

Hallucinant, incroyable, stupéfiant ! Je pourrais multiplier les adjectifs tellement cette lecture a été pour moi ahurissante ! Cette histoire est un bain de fraîcheur, ou de noirceur, à vous de décider ! J’avoue que le résumé est quand même très explicite. Et pourtant, je ne savais pas trop si j’allais adhérer : j’ai eu l’impression en lisant des chroniques que, pour Kaleb, ça passe ou ça casse. Avec moi, c’est clairement passé !

Et pourtant, au début j’ai été surprise. Kaleb m’apparaissait comme un vrai psychopathe, sacrément violent et en même temps tellement calliente. Il me faisait froid dans le dos, un vrai serial killer. Ou un bourreau des cœurs. Au choix encore une fois ! Et au fil des pages, on se rend compte que ce garçon a de sacrés ennuis, et qu’il ne s’en doute pas encore lui-même. Ce roman m’a fait frissonner pour Kaleb, pour ses proches, pour chacun des personnages mêlés de près ou de loin aux EDV. Proche du thriller, du roman à fort suspense, le fantastique a clairement une part importante et est pourtant utilisé avec une subtilité et un dosage remarquables.

Chaque personnage, passé comme présent, est important, a son rôle à jouer, a une part de mystère. Je décerne d’ailleurs une mention spéciale, tout de même, à l’histoire de Mary Ann et David, personnages qui m’ont bouleversée et captivée à la fois ! Puis chaque mystère est révélé en temps voulu, et certains m’ont laissée bouche bée. J’ai été surprise ! Et un bon nombre de fois !

Quant à cette fin ! Non, mais c’est pas possible de jouer autant avec mes nerfs, il me faut le tome 2, et vite ! Bref, vous l’aurez compris : si vous n’avez pas encore lu ce livre, vous n’avez plus aucune excuse !